12:37 — L’hôtel King David
Une mini-série dramatique

Cinq épisodes. Cinq regards.

Inspiré de l’attentat de 1946 contre
l’hôtel King David, à Jérusalem.

Affiche de 12:37 — Une bombe. Trois avertissements. Quatre-vingt-onze morts. L’hôtel King David. Jérusalem. 22 juillet 1946.

Photo : auteur inconnu, 1943. NTBs krigsarkiv, Riksarkivet – National Archives of Norway. Domaine public.

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Pitch

12:37 est une mini-série dramatique en cinq épisodes sur l’attentat contre l’hôtel King David, à Jérusalem, le 22 juillet 1946. Quatre-vingt-onze personnes sont mortes. La bombe a été transportée dans des bidons de lait. Trois avertissements ont été donnés par téléphone. Le bâtiment n’a jamais été évacué. Chaque épisode suit la même matinée à travers des personnes différentes. La cellule. Le personnel de l’hôtel. L’administration britannique. La ville.

La chronologie est réelle. Les vies qui l’habitent sont romancées.

La série ne demande pas qui avait raison. Elle demande qui a payé.

Logline

Trois semaines après qu’un raid britannique a tué sa sœur, une employée de laiterie de dix-huit ans aide à transporter sept bidons de lait remplis d’explosifs jusque dans l’hôtel King David, à Jérusalem. Sa sœur de quinze ans passe les appels d’avertissement. À travers cinq points de vue imbriqués, le personnel de l’hôtel, les responsables britanniques et les civils ne reçoivent que des bribes de la vérité. À 12:37, l’aile sud s’effondre sur tous ceux qui s’y trouvent encore.

Synopsis

Jérusalem, 1946. L’hôtel King David est à la fois un palace et le centre névralgique de l’autorité britannique en Palestine : cuisines et couloirs de service en bas, clients et personnel en son cœur, bureaux du Secrétariat britannique en haut. Le luxe, le labeur et le pouvoir occupent le même bâtiment. La routine et le danger aussi.

Tandis qu’une cellule clandestine juive met l’attaque en place, le bâtiment continue de fonctionner. Les téléphones sonnent. Les rapports circulent. Le service du déjeuner se prépare. La sécurité se renforce. En haut, un homme plaide pour l’évacuation ; en bas, sa femme commande du thé.

Les avertissements entrent dans le système, mais chaque passage de relais les vide de leur force. L’un est classé comme canular. Un autre est mis en attente. Au troisième répond un employé déjà formé à en douter. Les procédures conçues pour éviter la panique deviennent le mécanisme qui retient chacun à sa place. C’est ainsi que le bâtiment reste plein.

Racontée en cinq épisodes imbriqués, 12:37 rejoue la même matinée à travers des personnes qui n’en voient qu’une partie : les agents en bas, le personnel à l’intérieur, les responsables en haut et les civils dehors. Chaque reprise change le sens de ce qui précède. L’image se précise. La marge se resserre.

À 12:36, la fin d’alerte retentit. Quand vient 12:37, l’explosion n’est présentée ni comme un triomphe, ni comme une vengeance, ni comme un verdict. C’est une conséquence : humaine, immédiate et aveugle.

Contexte

Jérusalem, 1946. La Seconde Guerre mondiale est terminée, mais la Palestine reste sous mandat britannique. Couvre-feux, barrages, raids, attentats, représailles, papiers d’identité et rumeurs font le quotidien. L’autorité britannique existe toujours, mais son emprise s’amenuise de jour en jour.

Au centre se dresse l’hôtel King David : à la fois palace, place forte du gouvernement et centre névralgique militaire. Des diplomates dorment à l’étage. Des fonctionnaires tapent des rapports derrière des portes verrouillées. Des serveurs traversent les sols de marbre sous les lustres. Les livraisons empruntent les couloirs du sous-sol. L’architecture raconte l’histoire avant qu’un mot soit prononcé.

Dehors, Jérusalem ne s’arrête pas. Les bus roulent. Les marchés ouvrent. Les écoliers quittent la maison. Les musiciens prennent leur service. On verse le thé. On imprime les journaux. La ville est divisée, mais vivante, et s’obstine dans la normalité.

C’est ce qui donne à la catastrophe sa portée. Elle n’explose pas dans le vide. Elle éclate au milieu d’une matinée ordinaire qui refuse de croire qu’elle s’achève.

Approche de la série

12:37 n’est ni un plaidoyer politique ni un thriller classique contre la montre. C’est une tragédie de la défaillance des systèmes. L’issue est connue dès le départ.

Sa tension naît du spectacle d’une ville en état de marche qui ne parvient pas à comprendre ce qui la traverse déjà. Les avertissements sont consignés, transmis, traduits, différés et absorbés par la procédure, jusqu’à ce que personne n’agisse à temps.

Chaque épisode rejoue la matinée sous un angle différent et révèle une nouvelle strate de causalité : l’opération en bas, l’hôtel qui préserve sa routine, le Secrétariat qui traite la menace par la voie hiérarchique et les civils qui suivent leurs trajets ordinaires vers l’explosion.

La structure n’est pas un plaidoyer pour l’équivalence morale. C’est un examen de la connaissance partielle. Chaque groupe agit selon sa propre logique — libération, ordre, devoir, survie — et chaque logique est incomplète. Personne n’en voit assez, assez tôt. Le public, si.

L’explosion n’est pas le point d’orgue de la série. Elle en est le bilan.

Une bombe. Trois avertissements. Quatre-vingt-onze morts.

Épisode 1 — Le Shabbat noir
Épisode 2 — L’hôtel King David
Épisode 3 — Le Secrétariat britannique
Épisode 4 — Les rues de Jérusalem
Épisode 5 — 12:37

Le Shabbat noirÉpisode 1

Un raid britannique détruit une famille. Trois semaines plus tard, les sœurs survivantes rejoignent l’opération qui transporte sept bidons de lait piégés jusque dans le bâtiment qui abrite leurs dossiers. La cadette passe les appels d’avertissement.

L’hôtel King DavidÉpisode 2

Sous les étages du commandement, le personnel de l’hôtel se bat pour maintenir l’ordre dans un bâtiment où l’attaque est déjà en cours. Les avertissements arrivent par bribes. La routine devient le piège.

Le Secrétariat britanniqueÉpisode 3

En haut, la machine de l’Empire continue de classer, transmettre, consigner et retarder. La procédure n’empêche pas la catastrophe. Elle aide à l’acheminer.

Les rues de JérusalemÉpisode 4

Dans une ville divisée, les civils vont et viennent entre écoles, lignes de bus, rédactions, barrages, livraisons et courses. L’explosion de diversion transforme les rues en entonnoir et pousse les blessés vers l’hôtel au lieu de les en éloigner.

12:37Épisode 5

L’explosion, vue par tous à la fois. Puis la nuit : projecteurs, chaînes de sauveteurs, le déblaiement de l’aile sud et le travail qui rend leur nom aux inconnus. Quatre-vingt-onze à l’aube. Ce n’est pas le point d’orgue. C’est le bilan.

Liens entre les épisodes

12:37 repose sur la reconnaissance et la recontextualisation.

Une personne aperçue quelques secondes dans un épisode devient le cœur émotionnel d’un autre. Un retard anodin devient fatal sous un autre angle. Un avertissement qui semble isolé se révèle être passé entre plusieurs mains avant de mourir dans le système.

Les épisodes ne se répètent pas. Ils creusent.

À l’épisode 5, l’attentat ne ressemble plus à un acte unique. Il ressemble à une défaillance de transmission à l’échelle de la ville.

Format

Une mini-série dramatique premium en cinq parties, multilingue, d’environ 50 à 60 minutes par épisode. Un thriller procédural historique et une tragédie chorale.

Références

Rashōmon. Chernobyl. Munich. Vol 93. Zero Dark Thirty.

Teasers (Voir)

Premiers essais conceptuels, proposés comme référence d’atmosphère. La prochaine version sera réalisée à partir de photographies d’époque, à la manière de La Jetée de Chris Marker. Voir les teasers 

Le pilote — Le Shabbat noir (Lire)

L’épisode 1, Le Shabbat noir, est hébergé sur la Black List, où les professionnels du secteur peuvent le lire. Pour tous les autres : inquiries@twelvethirtyseven.com.

Le dossier historique (Lire)

La matinée du 22 juillet 1946, telle que la consignent les sources britanniques, juives et arabes. Lire le dossier