12:37 — L’hôtel King David Le dossier historique

La matinée du 22 juillet 1946

Cette page expose ce que montrent les documents sur l’attentat contre l’hôtel King David. Elle s’appuie sur les archives du gouvernement britannique, les récits de l’Irgoun lui-même, les déclarations de l’Agence juive et de la Haganah, des sources et mémoires palestiniens, et deux ouvrages d’histoire fondés sur les archives et sur des entretiens.

Lorsque les sources concordent, le fait est énoncé sans détour. Lorsqu’elles divergent, chaque version est présentée sous le nom de celui qui l’a donnée, si possible dans ses propres termes. Les petits chiffres renvoient aux sources, en bas de page.

En bref
Date
22 juillet 1946
Lieu
L’hôtel King David, JérusalemLe grand hôtel de Jérusalem et, à partir de 1938, le centre du pouvoir britannique en Palestine.
Mené par
L’IrgounLe rôle de la Haganah est contesté.
L’explosion
12:37L’angle sud-ouest de l’hôtel s’effondre : six étages de bureaux du gouvernement et de l’armée.16,17
Les morts
Quatre-vingt-onzeQuarante et un Arabes, vingt-huit Britanniques, dix-sept Juifs, deux Arméniens, un Russe, un Grec et un Égyptien.16,17
Points contestés
Les avertissementsL’accusation portée contre sir John ShawLe rôle de la HaganahLa bombe dans la rue
Avant
Le bâtiment

Le King David était le grand hôtel de Jérusalem et, à partir de 1938, le centre du pouvoir britannique en Palestine. En octobre de cette année-là, l’armée britannique a installé son quartier général au dernier étage. Un mois plus tard, le gouvernement de Palestine a pris des locaux dans l’aile sud pour y installer son Secrétariat.

À partir de 1939, moins d’un tiers des chambres de l’hôtel sont restées à sa disposition. Il est resté ouvert au public. Des Britanniques, des Arabes et des Juifs travaillaient dans le bâtiment.16,17

29 juin1946
Les forces britanniques procèdent à des arrestations et à des perquisitions dans toute la Palestine. Elles pénètrent dans les bureaux de l’Agence juive à Jérusalem, les fouillent et emportent des documents. Environ 2 700 personnes sont placées en détention : 2 675 selon un chiffre communiqué à la Chambre des communes, « plus de 2 700 » selon Lapidot. Pour les Britanniques, il s’agit de l’opération Agatha. Dans la communauté juive, cette journée est appelée le Shabbat noir, ou le Samedi noir.2,3,8,16
1er juillet

Moshe Sneh, chef du commandement national de la Haganah, écrit à Menahem Begin, commandant de l’Irgoun, et au Lehi, pour leur donner instruction d’attaquer l’hôtel et une seconde cible dès que possible. À cette époque, la Haganah, l’Irgoun et le Lehi agissaient ensemble au sein du Mouvement de la résistance hébraïque.

Selon Begin, la Haganah espérait que les bombes détruiraient les documents emportés des bureaux de l’Agence juive le 29 juin, qu’elle pensait conservés à l’hôtel.8,16,17

17–22 juillet

La Haganah demande à Begin un report : par l’intermédiaire d’Israël Galili le 17 juillet, puis par des notes de Sneh datées des 19, 20 et 22 juillet.

Clarke reproduit ces notes et écrit que le comité de l’Agence juive disposant d’un droit de veto sur les actions de la Haganah avait voté, par trois voix contre deux, l’annulation de l’attaque, et que l’on avait seulement dit à Begin de la reporter. Lapidot fait état d’une demande de report et de la note du 19 juillet.8,16

22 juillet 1946 · La matinée
Vers midi
Un camion s’arrête devant l’entrée de service de l’hôtel. Des membres de l’Irgoun déguisés en Arabes tiennent le personnel en joue et transportent des bidons de lait jusqu’au sous-sol.1,5,7,13 Hoffman situe l’arrivée du camion vers 11:45 ; le tableau d’honneur du Royal Corps of Signals (transmissions), juste après midi ; l’affiche de l’Irgoun du lendemain, à 12:05.5,16,17 Le télégramme envoyé cet après-midi-là par le consul des États-Unis situait l’ensemble de l’attaque entre 12:20 et 12:40.13
Au sous-sol
Sept bidons sont placés contre les piliers de La Régence, au sous-sol de l’hôtel, sous l’angle sud-ouest du bâtiment. Le Secrétariat se trouve juste au-dessus. Le récit de l’Irgoun fait état de cinquante kilogrammes d’explosif par bidon et de dispositifs de mise à feu réglés sur trente minutes. Hoffman indique environ cinquante livres par bidon.7,16,17
Dans le couloir
Un officier britannique, le capitaine Alexander Mackintosh, du Royal Corps of Signals, tombe sur le groupe. Il en vient aux mains avec eux et est atteint par balle. Il meurt le lendemain.1,5,17 Clarke lui donne le grade de major.16
12:15Alarme de police
Un membre du personnel de l’hôtel, tenu en joue, parvient à atteindre un bouton d’alarme. L’alarme retentit au poste de police de Mamilla Road, qui envoie une voiture-radio.16,17
La fuite
Alors que le groupe s’éloigne, la police militaire ouvre le feu. Deux membres de l’Irgoun sont blessés, et l’un d’eux meurt. Le récit de l’Irgoun l’identifie comme Aharon Abramovitch.5,7
12:20Main courante de la police

Une petite bombe explose dans la rue, devant une boutique située en face de l’hôtel. Des passagers d’un autobus qui passait sont blessés. L’inspecteur de police de service consigne l’heure : 12:20 précises, et déclenche les sirènes de la ville.16,17

Le premier rapport officiel, lu à la Chambre des communes le lendemain, situait cette bombe avant l’arrivée du camion et indiquait qu’elle n’avait « pratiquement causé aucun dégât ».1 Le but de cette bombe est contesté.

Les avertissementsHoraires contestés
Une agente de liaison de l’Irgoun, Adina Hay-Nissan, alors âgée de seize ans, téléphone des avertissements au standard de l’hôtel, au consulat de France voisin et au Palestine Post. Le récit de l’Irgoun lui-même évoque deux femmes, sans nommer aucune d’elles. L’heure des appels et l’identité des personnes prévenues sont contestées.7,16,17
Vers 12:32
La police sonne la fin de l’alerte. La circulation reprend et les gardes rouvrent la porte du Secrétariat.16,17
12:37
Les bombes explosent. L’angle sud-ouest de l’hôtel s’effondre : six étages de bureaux du gouvernement et de l’armée.16,17
Les jours suivants
Les sapeurs de l’armée se relaient par équipes de seize heures. Les secours parviennent encore à des survivants le lendemain matin. Le soir du 24 juillet, soixante heures après l’explosion, les médecins militaires déclarent que plus personne ne peut être en vie sous les décombres.16
Le bilan
Le 23 juillet, le Premier ministre annonce à la Chambre des communes 41 morts, 52 disparus et 53 blessés. Le 31 juillet, les chiffres présentés par le gouvernement devant la Chambre font état de 84 tués, 46 blessés et 22 personnes toujours portées disparues.1,2 Le bilan définitif est de quatre-vingt-onze morts. Clarke date du 31 juillet l’annonce de ce bilan par le gouvernement.16,17
Les morts

Quatre-vingt-onze personnes ont été tuées. Clarke et Hoffman en donnent la répartition suivante : quarante et un Arabes, vingt-huit Britanniques, dix-sept Juifs, deux Arméniens, un Russe, un Grec et un Égyptien.16,17 Le récit de l’Irgoun et l’Institut des études palestiniennes donnent les mêmes chiffres pour les trois groupes les plus nombreux.7,11 Les Arabes formaient le groupe le plus nombreux parmi les morts.

Clarke dénombre 21 hauts fonctionnaires du gouvernement, 13 militaires, 3 policiers et 5 particuliers. Les 49 autres étaient des employés de bureau, des dactylographes et des coursiers, du personnel subalterne du Secrétariat, des employés de l’hôtel et du personnel de la cantine.16 Hoffman fait état de seize hauts fonctionnaires et d’une douzaine de femmes parmi les morts.17 L’Institut des études palestiniennes décrit les morts comme « 91 fonctionnaires et visiteurs civils ».11

Parmi les personnes nommées dans les sources : Atallah Mantoura, que Clarke présente comme le deuxième fonctionnaire arabe du gouvernement par le rang ; Hilda Azzam et Eugenie Markarian, dactylographes au Secrétariat ; Nadia Wahbe ; Ibraheem Farraj ; Julius Jacobs, le plus haut fonctionnaire juif de Palestine, et Victor Levi, des services du secrétaire aux Finances ; les administrateurs coloniaux Roderick Musgrave, Brian Gibbs, George Farley et Bernard Bourdillon ; le sergent-major de compagnie Leonard Adams, du Royal Corps of Signals.5,12,16

Les chiffres du gouvernement faisaient état de 53 blessés le 23 juillet et de 46 le 31 juillet. Des récits ultérieurs en donnent davantage : 69 selon Audeh, « près de soixante-dix » selon Hoffman.1,2,12,17 La plaque apposée à l’hôtel en 2006 fait état de quatre-vingt-douze tués. Ce chiffre inclut le membre de l’Irgoun qui a trouvé la mort.17,18

Les points contestés

Les avertissements

L’Irgoun, 1946

Dans des affiches placardées à Tel-Aviv le 23 juillet, telles que Clarke les reproduit, l’Irgoun déclarait : « Les avertissements par téléphone ont été donnés entre 12:10 et 12:15, de sorte que les Britanniques disposaient de 22 minutes pour évacuer le bâtiment et que, par conséquent, toute la responsabilité incombe aux Britanniques ».16

Sa déclaration aux correspondants étrangers, telle que l’a rapportée la Jewish Telegraphic Agency, indiquait : « L’avertissement a été donné 27 minutes avant l’heure prévue de l’explosion. »6 Dans The Revolt, Begin faisait état de « vingt-cinq ou vingt-sept minutes ».10,17

Le gouvernement de Palestine, 1946

Le Bureau d’information du gouvernement a démenti qu’un quelconque avertissement ait été reçu par une personne investie d’une autorité. Le rapport de police situait l’avertissement adressé à l’hôtel deux minutes avant l’explosion, l’appel au consulat de France cinq minutes après celle-ci, et l’appel au Palestine Post également après.4,16

La déclaration du Premier ministre devant la Chambre des communes, le 23 juillet, ne mentionne aucun avertissement.1

Clarke, 1981

À partir d’entretiens avec le personnel de l’hôtel, le standardiste du Palestine Post et la personne qui a passé l’appel, Clarke conclut que le premier avertissement est parvenu au standard de l’hôtel au moins dix minutes avant l’explosion et au consulat de France à 12:27, et que les avertissements ont été « reçus puis ignorés, non par sir John Shaw mais par Emile Soutter », le directeur adjoint de l’hôtel, « et d’autres ».

Il rapporte aussi le témoignage d’un employé de l’hôtel, selon lequel le directeur a téléphoné au quartier général de l’armée situé dans le bâtiment et s’est vu répondre par un officier britannique, qu’il n’a pas nommé, de ne pas évacuer ; et celui d’un sergent-chef, selon lequel les employés de bureau de l’étage de l’armée ont reçu la consigne de se rassembler près de l’escalier principal au cas où une évacuation serait ordonnée.16

Hoffman, 2020

À partir des archives britanniques et américaines, Hoffman écrit que le premier appel « semble avoir été passé à l’hôtel à 12:27 », et que le second a été transmis par le standardiste du Palestine Post au standard de l’hôtel à 12:32.

Il conclut que l’information « n’a jamais été transmise à temps à Shaw ni à aucune autre personne investie d’une autorité », que les affirmations de l’Irgoun faisant état de vingt-deux à trente minutes « n’ont jamais été prouvées », et qu’il en va de même des historiques de l’armée britannique qui situent l’avertissement une minute ou moins avant l’explosion.17

L’accusation portée contre sir John Shaw

Sir John Shaw était secrétaire en chef du gouvernement de Palestine. Begin a écrit que, dans la nuit du 23 juillet, Israël Galili, de la Haganah, lui avait dit qu’un haut fonctionnaire britannique, que l’on pensait être Shaw, s’était vu transmettre l’avertissement et avait répondu qu’il était là pour donner des ordres aux Juifs, et non pour en recevoir d’eux.10,16,17 L’Irgoun a publié cette affirmation en 1947.17

Shaw l’a démentie, à l’époque comme par la suite. Il a engagé des poursuites au sujet d’un livre de 1948 qui la reprenait ; le livre a été retiré et son éditeur a présenté des excuses.16,17 Hoffman date d’avril 1949 la décision de la Haute Cour en faveur de Shaw.17

Clarke qualifie cette histoire de « rumeur sans fondement ». Hoffman conclut qu’aucun avertissement n’est parvenu à Shaw.16,17

Le rôle de la Haganah

L’Irgoun
Lapidot : l’attentat « a été mené dans le cadre des activités du mouvement de résistance, et sur les instructions explicites de Moshe Sneh ».8
La Haganah, 1946
Le 23 juillet, la station de radio de la Haganah, Kol Israël, a annoncé, selon le texte que donne Clarke : « le Mouvement de la résistance hébraïque dénonce le lourd tribut en vies humaines causé lors de l’Opération des dissidents à l’hôtel King David. »16 Un porte-parole de la Haganah a déclaré par téléphone à la Jewish Telegraphic Agency que l’explosion n’était pas son œuvre : « Nous ne nous livrons jamais à de tels actes ignobles ».6
Les ouvrages d’histoire
Clarke reproduit la lettre du 1er juillet et les notes demandant un report, et écrit que le comité de l’Agence juive disposant d’un droit de veto sur les actions de la Haganah a voté à la mi-juillet l’annulation de l’attaque, décision dont Begin n’a pas été informé.16 Hoffman écrit que la Haganah « avait à la fois ordonné et approuvé » l’attaque.17

La bombe dans la rue

Les affiches de l’Irgoun du 23 juillet la qualifiaient de « petite bombe d’alarme qui ne pouvait faire aucun mal », déclenchée « afin que l’hôtel puisse être évacué à temps ».16 Begin a déclaré plus tard qu’elle devait « faire beaucoup de bruit et disperser les gens ».17 Le rapport officiel britannique indiquait qu’elle avait été déclenchée « vraisemblablement comme mesure de diversion ».1

Citant l’officier de l’Irgoun qui avait planifié l’attaque et l’homme qui l’avait dirigée, Clarke écrit que deux bombes placées dans la rue devaient interdire la route aux soldats et aux policiers de part et d’autre de l’hôtel, et que la seconde n’a pas explosé. Il rapporte que la première a attiré le personnel du Secrétariat aux fenêtres situées au-dessus de La Régence.16

Ce qui a été dit à l’époque
Le gouvernement britannique · 23 juillet
Clement Attlee, devant la Chambre des communes : « Par cet acte de terrorisme insensé, 93 innocents ont été tués ou sont portés disparus dans les ruines. »1
L’Irgoun · 23 juillet
« La tragédie survenue dans les bureaux du gouvernement de Palestine n’a pas été causée par les soldats de l’Irgoun, qui ont accompli leur devoir avec courage et abnégation. Elle a été causée par les Britanniques eux-mêmes, qui ont ignoré un avertissement et refusé d’évacuer le bâtiment. »6
L’Agence juive et le Conseil national juif · 22 juillet
Les deux instances « expriment leur horreur devant le crime ignoble perpétré par une bande de desperados qui ont attaqué aujourd’hui des bureaux du gouvernement à Jérusalem ».9
Jérusalem arabe · 23 juillet et les jours suivants
Les boutiques et les cafés arabes de Jérusalem ont fermé l’après-midi du 23 juillet, et jusqu’à dix mille personnes en deuil ont suivi les cortèges funèbres. Les obsèques des morts arabes se sont poursuivies au rythme de cinq par jour tout au long de la semaine. Au bord des tombes, rapporte Clarke, des orateurs ont appelé à la vengeance et affirmé que les Arabes, et non les Britanniques, avaient été les cibles visées par la bombe.16
Souvenirs rapportés plus tard · Mémoires palestiniens
Wasif Jawhariyyeh : « Jérusalem s’est transformée en d’immenses funérailles. » Ghada Karmi : « Il y a eu des enterrements à Jérusalem pendant les semaines qui ont suivi, cinq ou six par jour ».12
Après
22 juilletLa lettre de Barker

Quelques minutes après l’explosion, le commandant de l’armée britannique en Palestine, le lieutenant-général sir Evelyn Barker, rédige un ordre interdisant à ses troupes l’accès à « tous les lieux de divertissement, cafés, restaurants, magasins et logements privés juifs ». Il y est question de « punir les Juifs d’une manière qui déplaît à cette race autant que toute autre manière, à savoir en les frappant au portefeuille ».16

La lettre est rendue publique dans la semaine.14 Le 31 juillet, le gouvernement déclare à la Chambre des communes que « les instructions données par le commandant étaient justifiées », mais qu’il « doit se désolidariser des termes mêmes dans lesquels la lettre est rédigée ».2

30 juilletau 2 août
Les forces britanniques imposent le couvre-feu à Tel-Aviv et fouillent la ville maison par maison pendant quatre jours.2,16 Une annonce officielle faite pendant les perquisitions fait état de 1 100 arrestations.15 Selon Clarke, huit cents personnes ont été envoyées dans des camps de détention à l’issue des fouilles.16
Août

L’Exécutif de l’Agence juive se réunit à Paris. Selon le récit de Lapidot, il a décidé le 5 août de mettre fin à la lutte armée contre les Britanniques en Palestine. Clarke, qui situe la réunion un mois après l’explosion, écrit que David Ben Gourion a ordonné à la Haganah de s’abstenir de toute nouvelle attaque contre les installations britanniques.

Le commandement commun avec l’Irgoun et le Lehi s’est disloqué et n’a pas été reconstitué. L’Irgoun et le Lehi ont poursuivi leurs attaques.8,16

1949
Le procès en diffamation intenté par sir John Shaw devant la Haute Cour, à Londres, se conclut en sa faveur.17
2006

Une plaque apposée à l’hôtel, parrainée par la municipalité de Jérusalem, un conseil de préservation du patrimoine et l’association des anciens de l’Irgoun, est inaugurée à l’occasion du soixantième anniversaire. L’ambassadeur britannique et le consul général protestent par écrit auprès du maire, et le texte est modifié.17,18

Selon la transcription que donne Hoffman des deux versions, la première indiquait : « Pour des raisons connues des seuls Britanniques, l’hôtel n’a pas été évacué ». La seconde indique notamment : « L’hôtel n’a pas été évacué et, au bout de 25 minutes, les bombes ont explosé. Toute l’aile ouest a été détruite et, au regret de l’Irgoun, 92 personnes ont été tuées. »17

Les mots employés sur cette page

Pour son propre compte, la page emploie « attentat » et « attaque ». Des mots tels que « terrorisme », « atrocité » et « opération » n’apparaissent qu’entre guillemets ou dans un nom propre, comme les mots de ceux qui les ont employés.

« Palestine » est le nom du pays sous le mandat britannique, en 1946. « Irgoun » désigne l’Irgoun Zvaï Leoumi, aussi appelé Etzel. Le « Mouvement de la résistance hébraïque » est aussi traduit par Mouvement de la résistance juive, ou Mouvement de la résistance unifiée. « Arabe » suit l’usage du décompte de 1946 ; les sources palestiniennes désignent les mêmes personnes comme des Palestiniens.

Ce que cette page n’a pas pu vérifier est omis ou signalé. Elle ne dispose pas de la liste complète des quatre-vingt-onze noms. Les déclarations de 1946 du Haut Comité arabe et les journaux de langue arabe n’ont pas pu être consultés dans leur version originale. Le rapport de police d’août 1946 et les mémoires de Begin sont cités par l’intermédiaire des historiens qui les reprennent.

Les citations de cette page sont traduites des versions anglaises des sources citées ; lorsque l’original était en hébreu ou en arabe, sa formulation exacte peut différer.

La série

12:37 est une série dramatique. Elle respecte cette chronologie. Les vies qui s’y inscrivent sont romancées. Certains personnages et incidents sont des composites, et des dialogues ont été créés pour les besoins de la dramatisation. La série ne se présente pas comme un récit historique de référence et ne prononce aucun verdict moral.

Traduit de l’anglais. La version anglaise fait foi.

Lire le récit (en anglais) 

Sources Archives britanniques Irgoun, Haganah et Agence juive Sources arabes et palestiniennes Autres rapports de l’époque Ouvrages d’histoire